Double inhumation à Marly-sur-Arroux pour cause de crue

Le 24 Xbre(décembre) 1753 ont été inhumés au cimetière deux enfants jumeaux nés de la nuit précédente venus au monde avant terme qui ont été ondoyés à la maison à cause du cas de nécessité n'ayant pu être portés sur les S(ain)ts fonds, les d(its) enfants fils légitimes de Lazare Henriot lab(oureu)r à la Mallevelle et de Jeanne Masson, le d(i)t lieu de la Malevelle alternatif de Marly et Bessy actuellement de la p(arois)se dudit Bessy, l'inhumation a été faite à Marly les eaux s'étant trouvées grosses et n'y ayant point de bateau pour passer l'Arroux ce qui nous a été certifié aussi bien que l'ondoyement des enfants par la veuve Magny sage femme par led(i)t Lazare Henriot et Claude Saulnier lab(oureu)r au d(i)t lieu de la Malevelle qui ne signent enquis.
BMS 1737-1756, im. 73 (AD71)


Un corps trouvé dans la forêt de Chapaize

L'an mil huit cent quarante huit et le quatre février à deux heures
du soir, par devant nous vicomte Charles Henri de La Chapelle, maire officier
de l'état civil de la commune de Chapaize, canton de St Gengoux le
Royal, arrondissement de Mâcon, département de Saône et Loire, se
sont présentés lessieurs Vincent Berthaux, garde forestier à la résidence
de la commune de Chapaize, âgé de cinquante neuf ans et Jacques
Sauvage garde forestier à la résidence de la commune de Chapaize, âgé de
cinquante ans; lesquels nous ont déclaré qu'une personne à eux inconnue du sexe
féminin, mais qu'ils supposent être Françoise Douhay veuve de Jean
Voisin, entièrement privée de la vue, âgée de quatre-vingt-un ans, qui
avait quitté Nogent le vingt-un juillet dernier, pour se rendre à St-
Gengoux-le-Royal, lieu de son domicile, avait été trouvée par eux dans
la forêt de Chapaize, dans un état ne présentant plus qu'un squelette
incomplet, que cette personne pouvait être décédée depuis ledit jour vingt-un
juillet et avait été reconnue par une partie de ses habillements trouvés
sur place, pour être ladite veuve Voisin, d'après les renseignements qui
leur avaient été fournis par Jean Douhay vigneron demeurant à St-Gengoux,
frère de la défunte et Gabrielle Douhay et Philibert Martin son mari
cultivateur demeurant à Etivaux commune de St-Boil, soeur et beau-frère
de la défunte.
De tout quoi nous officier de l'état civil, après avoir pris les renseignements
nécessaires sur la personne décédée et nous être assuré de son décès, avons donné
acte aux comparants de leurs déclarations, pour servir et valoir ce que de
droit et après lecture nous avons signé le présent acte avec les déclarants


Un enfant d'une enfant à Roussillon-en-Morvan

L'an mil six cent quatre ving et neuf le ving sixième jour
du mois de décembre est décédé Mathieu né de copule illicite
fils de Anne Brochot âgé d'environ sept ans. Son corps a été inhumé
dans le cimetière de Blain le ving septième dud. mois et an en présence
de sa mère et de ses parrains


Un noyé à Chalon-sur-Saône

Extrait des minutes du greffe de la justice de paix
section du nord de la commune de Chalon s.S.
Au nom de la république française
Ce jour d'hui trois prairial an cinq de la république française,
à Chalon s.S. avant midi, nous Jean baptiste Marie Chofflet
juge de paix de la section du nord, commune dud. Chalon y résidant,
ayant avec nous le citoyen Jean Parisot, notre greffier ordinaire,
savoir faisons qu'ayant été averti qu'un individu s'était noyé
vers le jour d'hier, nous nous sommes transporté au bas du rempart
Ste-Marie, entre le quinconce et le bastion dud. rempart, où étant,
le cit. Joseph Mennetrier dit Carpet voiturier par eau demeurant au
faubourg Ste-Marie, nous a représenté un cadavre gisant et nous a
dit que le jour d'hier, sur environ les cinq heures du soir, un individu
qu'il ne connait pas, mais qui résidait en cette commune depuis quelque
tems, et qui n'était connu que comme déserteur étranger, vint se
baigner dans le creux au bas du rempart, et sur le bord duquel creux
gît encore le cadavre; qu'il s'est hâté de lui porter secours, sur les
cris de deux prisonniers de guerre qui étaient présens, et qui virent qu'il
se noyait, mais qu'il n'a pu le retirer de l'eau que sur environ les
cinq heures du matin, et a led. Mennetrier déclaré ne savoit signer de ce enquis.
A l'instant nous avons fait appeller les deux prisonniers de guerre,
lorsqu'ils nous ont été amenés par le cit. Heufeld inspecteur au dépôt de
Chalon s.S. lequel nous a dit que les deux prisonniers cy présens s'appelaient
l'un Stephan Tzotcheik, et l'autre Franz Hoffmann, tous deux
prisonniers au dépôt dud. Chalon, et qu'ils ne savaient parler le
français; nous avons en conséquence invité led. Heufeld à servir de
truchement auxd. prisonniers; lequel, après serment entre nos mains
prêté de nous traduire fidèlement la déclaration desd. prisonniers,
..............................................., led. Heufeld nous a déclaré que, le jour
d'hier, sur environ les cinq heures du soir, un individu inconnu auxd.
prisonniers, mais qu'ils reconnaissent pour être le même que celui
dont le cadavre est gissant, les avait engagés en langage allemand
de se baigner avec lui; que, sur leur refus, il s'était déshabillé et mis
à l'eau; qu'ayant traversé deux fois le creux à la nage, il était
revenu sur le bord, avait rendu de l'eau qu'il avait bu, et s'était
rejeté à l'eau, que ne l'ayant pas vu reparaître, mais seulement
un bras, ils avaient crié: au secours; et qu'un individu qu'ils ne
connaissent pas, était venu et l'avait cherché infructueusement,
qu'ils se sont ensuite retirés à leur caserne, et a led. Heufeld signé .............
Led. Heufeld nous a déclaré de plus qu'ayant fait l'appel des
prisonniers de son dépôt il ne lui en manquait aucuns.
Dont acte du tout nous avons dressé le présent procès verbal pour
valoir et servir ce que de raison, en foy de quoy nous sous sommes
soussignés avec le citoyen Heufeld et notre greffier; signé à la
minute, Heufeld, Chofflet et Parisot, greffier.

TD décès 1797-1797, im. 9 (AD71)